
Naïlé Titah
Anthony Bourbon est le plus gros créateur français que nous suivons : 581 238 abonnés, fondateur de la marque alimentaire Feed. et de la communauté d'investissement Blast.Club, et investisseur dans Qui veut être mon associé ? sur M6. Mais le chiffre qui le résume n'est pas son nombre d'abonnés. C'est celui-ci : sur les 308 posts que nous avons analysés, son post le plus engageant à ce jour, un décryptage marketing du film Barbie, a récolté 40 801 likes, là où son post type en fait 1 486. Un seul post a dépassé sa médiane vingt-sept fois. Il vise les moments viraux, et il les décroche.
Voilà qui est Anthony Bourbon, d'après la meilleure source possible : ses propres posts, mesurés depuis 2023.

En bref : un entrepreneur français self-made, fondateur et CEO de Blast.Club (une communauté d'investissement) et fondateur de la marque alimentaire Feed., et investisseur dans Qui veut être mon associé ? sur M6. Il compte environ 581 000 abonnés sur LinkedIn, la plus grosse audience française parmi les créateurs que nous suivons.
Son histoire, dans ses propres posts
Pas besoin de biographe pour Bourbon. Il raconte son histoire d'origine en boucle, et la data révèle le chapitre vers lequel il revient le plus : il n'est né dans rien de tout ça.
Self-made, et fier de l'être. Sa déclaration d'identité la plus directe : "Je suis né millionnaire ? Spoiler alert : loin de là. Pas d'héritage. Pas de réseau. Pas de diplôme 'prestigieux'. Juste l'envie de m'en sortir. De la rage." Il revient sur les galères volontairement : "Quand je devais rationner la nourriture dans le frigo à la fin du mois."
Feed., la marque qui a failli mourir. Il raconte l'histoire fondatrice comme une histoire de survie. "Après le lancement en 2017, plus de 40M€ de fonds levés... On subit un gros coup dur : Le Covid." Tout le monde dans l'entrepreneuriat annonçait la fin de Feed. Le pivot vers les snacks protéinés, dit-il, est devenu le best-seller qui a sauvé l'entreprise.
Blast.Club, le deuxième acte. Son entreprise actuelle est celle sur laquelle il communique le plus : "Déjà 1 an que Blast.Club a été ouvert à nos premiers membres, qui investissent à mes côtés dans les startups de demain." Un an plus tard : "8 000 membres actifs... 80M€ levés... 70 événements privés." Et son image publique a explosé grâce à M6 : "Ce #pitch a été vu plus de 10 millions de fois pendant le week-end."
Le schéma qu'une bio classique raterait : le pitch « J'ai la dalle » n'est pas un post, c'est une franchise. Dans l'émission, Bourbon a improvisé un pitch à la place d'un fondateur de 21 ans, en concluant sur les répliques désormais célèbres "J'ai la dalle. Je vais tout exploser. Et je serai le numéro 1." Il a réexpédié ce seul moment dans au moins trois de ses posts les plus vus : le récap d'origine (24 389 likes), une défense des coulisses "Fake ?" (9 020 likes), et un replay un an après. Quand un moment marche, Bourbon le rejoue.
De quoi il parle vraiment

En surface, c'est un créateur entrepreneuriat : l'entrepreneuriat est son plus gros sujet (169 posts), suivi du coaching, du leadership et de la finance. Mais deux détails comptent plus que ce classement :
Le coaching surperforme tout le reste (environ 2 709 likes médians contre 1 739 sur l'entrepreneuriat et 1 486 toutes catégories confondues). Quand Bourbon lâche les actus business pour de la pure motivation et de la confiance en soi, son audience réagit bien plus fort. La finance, son sujet proche de l'investissement, sous-performe (environ 861).
Trié par registre plutôt que par thème, son plus gros bloc de loin est le « Conseil percutant » (178 posts sur 308), devant les annonces de lancement et les points de situation (ses récaps Blast. et QVEMA). Il alterne le shot de motivation court et l'update de jalon, et c'est la motivation qui voyage.
Pour qui il écrit
Son lecteur, c'est la version plus jeune de lui-même : la personne sans héritage, sans réseau ni diplôme prestigieux, qui refuse d'accepter la main qu'on lui a distribuée. Il écrit pour "tous les déterminés, les visionnaires, les rêveurs, les combattants, à ceux qui refusent d'accepter la fatalité et le déterminisme social." Il écrit même à une génération future imaginée : "Le vrai héritage, ce n'est pas l'argent. C'est la rage de réussir." Le fil rouge, c'est la méritocratie : tout le monde peut partir de rien, et il en est la preuve.
Ses meilleurs posts de 2026
Ses trois plus gros posts de 2026 à ce jour, reproduits depuis nos données (cliquez pour ouvrir les originaux) :

5 049 likes. "Honteux : Un journaliste de Les Echos révèle publiquement mon adresse personnelle." Un récit brut de doxing en plein contexte d'une vague d'enlèvements d'entrepreneurs en France. Indignation en temps réel, un méchant tout désigné, et un enjeu de sécurité personnelle qui a rangé son audience de son côté.

3 497 likes. La suite trois jours plus tard ("Nouvelles révélations dans l'affaire"), une escalade numérotée. Quand un post devient viral, la suite garde l'audience dans le combat.

3 185 likes. "Aujourd'hui, tout se loue. Même l'illusion du succès." Un coup de griffe à contre-courant contre les fondateurs qui font semblant ("méfie toi des clowns"). Du conseil percutant à l'état pur, le registre qui le définit.
Est-il encore en croissance ?

Ici la réponse honnête est plus intéressante qu'un tour d'honneur. Ses likes médians par post ont culminé en 2024 autour de 2 903, puis sont retombés à 1 396 en 2025 et 765 en 2026 à ce jour. Ça ressemble à une chute brutale, et en partie c'est la forme la plus répandue sur LinkedIn en ce moment : la portée par post se comprime à mesure qu'un fil arrive à maturité. 2024 était aussi son année télé, quand le moment QVEMA était frais et que chaque récap surfait sur cette vague. Une mise en garde s'applique comme partout : nous mesurons l'engagement par post, pas les abonnés dans le temps. C'est donc la force de frappe de chaque post, pas la taille de son audience, qui a, elle, franchi le demi-million.
D'où viennent ces graphiques ? Tout sur cette page tourne grâce aux analytics LinkedIn de MagicPost, et ça marche aussi sur votre profil : vos meilleurs posts, votre audience, votre benchmark, et même une comparaison côte à côte avec des créateurs comme Anthony Bourbon.
Comment il écrit (court, brûlant et bourré d'emojis)
Voici Bourbon mesuré face au créateur moyen :

Indicateur (par post) | Anthony Bourbon | Créateur moyen* |
Mots | 85 | 185 |
Mots dans l'accroche | 8 | 11 |
Mots par paragraphe | 11 | 13 |
Mots par phrase | 7 | 10 |
Emojis | 2 | 2 |
Points d'exclamation | 0 | 1 |
Hashtags | 0 | 0 |
Accroches bâties sur des chiffres | 10 % | 22 % |
*Médiane sur les 3 344 créateurs que nous avons analysés avec au moins 20 posts chacun.
Le titre, c'est la brièveté extrême : à 85 mots, il écrit moins de la moitié de la longueur du créateur type, et ses phrases font sept mots contre dix en moyenne. C'est un fil pensé pour la vitesse : une accroche courte, une ligne de motivation, un coup d'emojis, une question, terminé. Sa série d'emojis signature vous dit le registre avant même le premier mot : épées croisées, explosion, fléchette, feu. Ses accroches s'appuient rarement sur des chiffres (10 % contre 22 % en général) ; il ouvre sur l'émotion. Quand notre système résume son style en un mot, il dit : percutant. Un post de Bourbon est fait pour être lu en cinq secondes et ressenti, pas étudié.
Les « AI tells » dans son style (à lire dans le bon sens)
Passez l'écriture de Bourbon au crible des schémas qu'on appelle désormais des « AI tells », et le résultat est parlant :

Le schéma qui définit son écriture, c'est la question de clôture (elle termine près de la moitié de ses posts, 47 %), suivie de la formule de contraste "It's not X, it's Y" (un tiers de ses posts), le schéma « IA » le plus signalé sur LinkedIn. Vous entendez les deux dans « Le vrai héritage, ce n'est pas l'argent. C'est la rage de réussir », suivi d'une question qu'il vous tend.
Ne le lisez pas à l'envers. Bourbon n'écrit pas comme l'IA ; c'est l'IA qui écrit comme Bourbon. Ces tournures paraissent robotiques aujourd'hui parce que les modèles se sont entraînés sur les meilleurs créateurs de la plateforme, puis les ont tous empilés dans chaque paragraphe. Bourbon en utilise une, là où elle déclenche la réaction, et le reste de son profil est exactement ce que l'IA ne peut s'empêcher d'ajouter et que lui refuse : il ne prend jamais de pincettes, ne colle jamais un P.S. de signature automatique, et n'ouvre jamais sur une transition plate du genre "Moreover". La discipline est la signature. (Toute l'histoire : comment repérer un texte écrit par l'IA sur LinkedIn.)
Quand il poste
Bourbon publie environ 3 fois par semaine, créneau favori le mardi vers 9h, heure de Paris, et l'empreinte de timing est d'une discipline inhabituelle : 92 % de ses posts sortent le matin, et à peine 1 % tombent le week-end. Il traite LinkedIn comme un canal business de semaine, en frappant le fil du matin quand la France pro fait défiler son feed. Cette concentration matinale colle à ce que montrent nos données de timing pour la France, et sa cadence de trois fois par semaine tient confortablement dans ce que notre étude sur la fréquence de publication a trouvé d'efficace pour les gros créateurs. Et comme ses gros posts attirent des centaines de commentaires, se montrer dans ses commentaires fait partie du jeu, ce qui est exactement à ça que sert un feed d'engagement : ses posts, chaque matin, sans avoir à fouiller la timeline.
Ce qu'il faut piquer à Anthony Bourbon
Mène avec l'origine, pas le trophée. Son registre « né millionnaire ? Loin de là » fonctionne parce qu'il vend la montée, pas le sommet.
Construis un moment signature et rejoue-le. Le pitch « J'ai la dalle » a récolté des dizaines de milliers de likes sur plusieurs posts. Un moment viral est un actif pour des années.
Écris pour cinq secondes. 85 mots, des phrases de sept mots, une émotion par post. La brièveté est faite pour le scroll.
Termine sur une question. Près de la moitié de ses posts se closent en rendant la parole, transformant un shot de motivation en fil de commentaires.
Sors la suite. Quand un post devient viral, sa suite garde l'audience dans l'histoire. Une vague vaut le coup d'être surfée deux fois.
Étudie-le, puis étudie-toi. Avec MagicPost, tu peux fouiller les chiffres d'Anthony Bourbon comme on vient de le faire, analyser tes propres analytics LinkedIn avec la même profondeur, et écrire dans l'esprit de son style. La data de cette page, c'est le produit.
D'où viennent ces données
Tout dans cet article relève des recherches propres à MagicPost. MagicPost a analysé 308 posts d'Anthony Bourbon depuis 2023 : timing, engagement, thèmes, métriques d'écriture, et le profil de schémas IA à partir d'un échantillon de style de 30 posts. Chaque affirmation biographique est citée depuis l'un de ses propres posts LinkedIn publics et liée à celui-ci. Bourbon n'est pas affilié à MagicPost ; son style fait partie de ceux que nous suivons de près.
FAQ
Qui est Anthony Bourbon ?
Un entrepreneur français self-made, fondateur et CEO de Blast.Club (une communauté d'investissement) et fondateur de la marque alimentaire Feed., et investisseur dans Qui veut être mon associé ? sur M6. Il compte environ 581 000 abonnés sur LinkedIn, la plus grosse audience française parmi les créateurs que nous suivons. De son propre aveu, il a démarré sans héritage, sans réseau ni diplôme prestigieux.
Comment Anthony Bourbon gagne-t-il sa vie ?
D'après ses propres posts publics : il a bâti Feed. (plus de 40M€ levés depuis son lancement en 2017) et dirige aujourd'hui Blast.Club, une communauté d'investissement qu'il annonce à 8 000 membres et des dizaines de millions d'euros investis dans des startups, en parallèle de son travail à la télévision.
À quelle fréquence Anthony Bourbon poste-t-il sur LinkedIn ?
Environ 3 posts par semaine dans nos données, le plus souvent vers 9h, heure de Paris, le mardi. Son timing est d'une discipline frappante : 92 % le matin et seulement 1 % environ le week-end.
Anthony Bourbon écrit-il avec l'IA ?
Son style est intensément humain : de la motivation courte, brûlante et bourrée d'emojis, dans sa propre voix. Le retournement, c'est que les outils d'IA ont appris de créateurs comme lui. Voilà pourquoi un tiers de ses posts utilisent le contraste "It's not X, it's Y" et près de la moitié se closent sur une question, des schémas que les gens étiquettent à tort comme des AI tells, alors que lui n'ajoute jamais le remplissage de précaution ni les signatures automatiques que l'IA adore.
Anthony Bourbon est-il encore en croissance sur LinkedIn ?
Son nombre d'abonnés continue de grimper (environ 581 000). Ses likes médians par post ont culminé en 2024 (environ 2 903, son année télé) et sont retombés à environ 765 en 2026, la forme classique de compression de portée à mesure qu'un fil arrive à maturité.
Puis-je écrire comme Anthony Bourbon ?
Vous pouvez en apprendre la mécanique : MagicPost apprend le style d'écriture d'un créateur (longueur, rythme, accroches, gestes signature) et vous aide à écrire dans cet esprit, avec votre propre voix.
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