
Naïlé Titah
Le slogan de Charlie Hills tient en cinq mots : "I help you (actually) use AI." C'est l'une des voix marketing IA les plus suivies du Royaume-Uni, et la parenthèse, c'est toute la marque. Chez MagicPost, nous avons analysé 894 de ses posts LinkedIn (tout son historique public depuis début 2024) : ce qu'il écrit, quand, pour qui, ce que ça lui rapporte, et ce qui rend son style digne d'étude.
Voici qui est Charlie Hills, selon la meilleure source possible : ses propres posts, mesurés. Et la première chose que montre la data, c'est un homme qui a transformé son propre nombre d'abonnés en une histoire feuilletonnée qu'il pouvait rééditer tous les quelques mois.

En bref : un créateur marketing IA basé au Royaume-Uni (Londres, originaire du Sussex) qui dirige une agence de contenu LinkedIn et qui, selon ses propres dires, a commencé à poster tous les jours à Noël 2023, a quitté son emploi en septembre 2024, et a dépassé les 230 000 abonnés LinkedIn. Son slogan : "I help you (actually) use AI."
Son histoire, dans ses propres posts
Hills est d'une transparence rare sur son propre parcours, et nos données montrent qu'il le raconte en boucle. La colonne vertébrale est toujours la même.
Le reset. Il date le départ avec précision. "It all started on Christmas Day 2023. I reset everything after months of struggle. I committed to posting daily with a plan," écrit-il. L'« avant », c'est toujours la même ligne : "My posts were getting little to no engagement. So, I decided to revamp my profile and strategy."
L'emploi qu'il a quitté. L'origine a son méchant. "A CEO once told me: 'You're not worth that salary.' Now, I make 5x through LinkedIn," raconte-t-il, datant son départ de "September 2024" après "just over a year at the company." Dans ses propres mots : "One year ago today, I traded my 9-to-5 for a 9-to-24/7."
Qui il est en dehors du fil. À 150 000 abonnés, il a écrit un autoportrait complet : "I'm Charlie. I'm 27 years old. I now live in London... I grew up in rural Sussex, UK. I come from a family of farmers... I grew up with a stutter and delayed speech. I launched a failed startup right after university," en concluant par la ligne qui explique la marque : "Why I started this personal brand? Not to earn more, but to live more."
La vulnérabilité qu'il garde. Contrairement à la plupart des créateurs de croissance, Hills poste les passages durs, encore et encore. "I grew up with a stutter, had delayed speech, and suffer from anxiety," a-t-il écrit avant une prise de parole en public, et ailleurs : "I live with Hidradenitis Suppurativa. A painful, invisible condition that few understand."
Voici le constat qu'aucune bio classique ne ferait remonter. Son post le plus répété est son propre nombre d'abonnés, avec le chiffre changé à chaque fois. "I rebuilt my LinkedIn strategy from scratch" revient au moins quatre fois dans nos données, squelette identique, titre qui grimpe : "from zero to 35k+ in 278 days," puis "from zero to 55k+ in 365 days," puis "from zero to 115k+ in 494 days," puis "from 10k to 100k+ in <365 days." Même playbook en 16 étapes à l'intérieur, même conseil "Post Tues-Thurs", juste un chiffre plus gros sur la marquise. Le post jalon n'est pas un post pour Hills, c'est une franchise, et le produit, c'est la croissance elle-même.
De quoi il parle vraiment

Le contenu colle au slogan : l'IA est de loin son premier sujet (environ 281 posts), suivie du content marketing et des réseaux sociaux. Deux chiffres sous le classement sont plus parlants :
LinkedIn lui-même est son thème le plus performant (environ 870 likes médians contre 663 en moyenne), alors même qu'il en parle moins que d'IA. Quand le gars de l'IA parle de la plateforme sur laquelle il se tient, son audience réagit le plus fort, ce qui explique exactement pourquoi ses posts jalons de croissance continuent de marcher.
Classé par registre plutôt que par sujet, son type de post le plus fréquent, et de loin, c'est la vente par la valeur (environ 223 posts), suivie des guides de bonnes pratiques et des sélections de ressources utiles. Hills poste rarement une opinion pour l'opinion. Presque chaque post vous tend une liste, un outil ou une étape, et l'offre est glissée dans l'aide.
Pour qui il écrit
Son lecteur, c'est le salarié corporate qui soupçonne qu'il existe une porte dérobée, et le créateur débutant qui n'a pas encore trouvé sa traction. Il s'adresse à eux directement : "if you're reading this as an employee. Think about building your personal brand," et "if you're on the fence about going solo," puis "build your brand while employed. Batch create on weekends. Stack your safety net high. Then jump." La promesse, c'est de la réassurance plus une pile d'outils : "No matter who you are, it helps you attract clients, it enhances your networking, it boosts your visibility."
Ses meilleurs posts de 2026
Ses trois plus gros posts de 2026 à ce jour, reproduits depuis nos données (cliquez pour voir les originaux) :

2 695 likes. Un dump de 54 liens-ressources, "Anthropic won't send you this list," qui se clôt sur "Repost to help someone in your network." Pure utilité « à sauvegarder et partager » : le post est un document de référence, donc les gens le mettent en favori et le repartagent au lieu de scroller.

2 654 likes. "You install Claude Code and stop there. Here are 24 things (actually) worth adding." Le "(actually)" est son tic signature, et le format reprend le même moteur : une liste d'installation triée sur le volet que vous perdriez si vous ne la sauvegardiez pas.

2 649 likes. "You are burning through your Claude credits by lunch. 8 ways to get 3x from your subscription." Une accroche-douleur que vous ressentez ("by lunch") posée sur un correctif en huit étapes. Les trois gagnants ont la même forme : une douleur précise, puis une boîte à outils numérotée qu'on a envie de garder.
Continue-t-il de grandir ?

Oui, et fortement. Son post médian est passé d'environ 285 likes en 2024 à 689 en 2025, et 797 sur 2026 à ce jour, soit une hausse d'environ 2,8x sur deux ans alors que son volume restait élevé. C'est la trajectoire la plus rare : beaucoup de créateurs voient leur engagement se tasser à mesure qu'ils grandissent, et Hills a fait l'inverse. Une note honnête : nous mesurons l'engagement par post, pas les abonnés dans le temps ; il s'agit donc de la force de frappe de ses posts, pas d'une courbe d'abonnés.
D'où viennent ces graphiques ? Tout sur cette page tourne sur les analytics LinkedIn de MagicPost, et ça marche aussi sur votre profil : vos meilleurs posts, votre audience, votre benchmark, et même une comparaison côte à côte avec des créateurs comme Charlie Hills.
Comment il écrit (l'empreinte maximaliste)
Voici Hills comparé au créateur moyen, et la surprise, c'est que ses chiffres pointent dans deux directions à la fois :

Métrique (par post) | Charlie Hills | Créateur moyen* |
Mots | ~242 | 185 |
Mots dans l'accroche | 8 | 11 |
Mots par paragraphe | 7 | 13 |
Mots par phrase | 5 | 10 |
Émojis | 1 | 2 |
Hashtags | 20 | 0 |
Points d'exclamation | 0 | 1 |
Accroches bâties sur des chiffres | 43 % | 22 % |
*Médiane sur les 3 344 créateurs que nous avons analysés avec 20 posts et plus chacun.
La tension intéressante : à l'intérieur des lignes il est spartiate, autour des lignes il est maximaliste. Ses phrases font cinq mots contre dix en moyenne, ses paragraphes sept mots contre treize, le rythme serré et aéré qui se lit vite sur mobile. Mais le post lui-même est long (environ 242 mots contre 185) et lourdement décoré : environ 20 hashtags par post contre un benchmark quasi nul, plus environ 14 passages en gras, le formatage le plus agressif de tout notre échantillon. Presque la moitié de ses posts ouvrent sur un chiffre ("8 ways," "24 things," "54 resources"), deux fois le taux habituel. La signature, ce n'est pas le minimalisme, c'est un post dense, scannable, en forme de liste, conçu pour être sauvegardé.
Les « AI tells » dans son style (à lire dans le bon sens)
Passez l'écriture du gars de l'IA dans les patterns qu'on appelle désormais des « AI tells », et le résultat est honnête et un peu drôle :

Ses deux gestes caractéristiques sont exactement ceux que l'IA adore : une ouverture "Here's how" / "Here's what" dans environ 40 % des posts, et un P.S. automatique en signature dans environ 43 % ("P.S. Which one are you installing first?"). Un quart se ferment sur une question ; environ un sur huit dégaine la formule de contraste "It's not X, it's Y".
Ne lisez pas ça à l'envers. Hills n'écrit pas comme une IA ; c'est l'IA qui écrit comme Hills. Ces gestes sonnent robotiques aujourd'hui parce que les modèles se sont entraînés sur des créateurs performants comme lui, puis ont déployé tous les procédés d'un coup, dans chaque post. Hills utilise l'ouverture et le P.S. là où ils gagnent vraiment un clic, et l'autre moitié de son empreinte, c'est ce que l'IA ne peut s'empêcher d'ajouter et que lui ne fait simplement pas : il ne tempère jamais ("it's worth noting that..."), n'ouvre jamais une ligne par "Moreover," ne feint jamais l'aparté profond. Pour l'homme dont le pitch est de "(actually) use AI," cette discipline est la preuve par l'exemple. (Histoire complète : comment repérer l'écriture IA sur LinkedIn.)
Quand il poste
Hills publie environ 8,6 fois par semaine, créneau favori le mercredi à 11h (heure du Royaume-Uni), avec environ 28 % de ses posts le week-end. Ce rythme de fin de matinée colle à ce que nos données de timing UK signalent comme une forte fenêtre britannique, quand la journée de travail bat son plein plutôt que dans la ruée du petit matin. Son volume quasi quotidien se situe tout en haut de ce que notre étude sur la fréquence de publication a mesuré, et il l'a bâti délibérément : "I've posted every single day. Rain or shine," a-t-il écrit. Et si une partie de votre propre plan consiste à apparaître dans ses commentaires, c'est exactement à ça que sert un feed d'engagement : ses posts, tous les jours, sans fouiller le fil.
Ce qu'il faut piquer à Charlie Hills
Feuilletonnez votre jalon. Son post "I rebuilt my LinkedIn strategy" a tourné quatre fois avec un chiffre plus gros à chaque fois, et il a marché à chaque fois. Votre progression est un contenu réutilisable, pas une annonce unique.
Construisez la sauvegarde, pas le scroll. Ses trois plus gros posts de 2026 sont des listes de référence que les gens mettent en favori. Visez des posts qui valent d'être gardés, pas seulement lus.
Ouvrez sur un chiffre. Presque la moitié de ses accroches sont numérotées ("8 ways," "54 resources"), le double de la moyenne. Un compteur pose une promesse claire que le lecteur peut ressentir.
Serré dedans, généreux dehors. Des phrases de cinq mots pour la lisibilité, un corps long et utile pour la valeur. Un rythme court n'oblige pas à un post court.
Gardez les parts d'humain. Le bégaiement, l'anxiété, la startup ratée : il les poste exprès, et ils surperforment la tactique pure. La vulnérabilité fait partie du moteur, ce n'est pas un détour.
Étudiez-le, puis étudiez-vous. Avec MagicPost, vous pouvez creuser les chiffres de Charlie Hills comme nous venons de le faire, analyser vos propres analytics LinkedIn avec la même profondeur, et écrire dans l'esprit de son style. Les données de cette page sont le produit.
D'où viennent ces données
Tout dans cet article est la recherche propre de MagicPost. MagicPost a analysé 894 posts de Charlie Hills, tout son historique public depuis début 2024 : timing, engagement, sujets, métriques d'écriture, et le profil de patterns IA à partir d'un échantillon de style de 30 posts. Chaque affirmation biographique est citée depuis l'un de ses propres posts LinkedIn publics, et liée à celui-ci. Hills n'est pas affilié à MagicPost ; son style est l'un de ceux que nous suivons de plus près, ce qui explique pourquoi nous avons construit cette page.
FAQ
Qui est Charlie Hills ?
Un créateur marketing IA basé au Royaume-Uni (Londres, originaire du Sussex) qui dirige une agence de contenu LinkedIn et qui, selon ses propres dires, a commencé à poster tous les jours à Noël 2023, a quitté son emploi en septembre 2024, et a dépassé les 230 000 abonnés LinkedIn. Son slogan : "I help you (actually) use AI."
Comment Charlie Hills gagne-t-il de l'argent ?
Selon ses propres posts publics : une agence de contenu LinkedIn, un bootcamp payant ("50+ students"), des collaborations marques et outils, et une newsletter. Il dit gagner désormais "5x" son ancien salaire grâce à LinkedIn, même s'il ne partage aucun chiffre de revenu audité.
À quelle fréquence Charlie Hills poste-t-il sur LinkedIn ?
Environ 8,6 posts par semaine dans nos données, le plus souvent le mercredi à 11h (heure du Royaume-Uni), avec environ 28 % de ses posts le week-end.
Charlie Hills écrit-il avec l'IA ?
Il construit ouvertement avec l'IA, c'est tout son créneau, et pourtant son empreinte est plus disciplinée que la plupart : il ne tempère jamais et ne feint jamais la profondeur. Le twist, c'est que les outils IA ont appris de créateurs comme lui, ce qui explique que deux de ses gestes signature (l'ouverture "Here's how" et le P.S. automatique) soient désormais étiquetés à tort comme des AI tells.
Charlie Hills grandit-il encore sur LinkedIn ?
Sur l'engagement, oui : ses likes médians par post sont passés d'environ 285 en 2024 à 689 en 2025 et 797 en 2026, à rebours du schéma plus courant où la portée se tasse à mesure qu'un créateur grandit.
Puis-je écrire comme Charlie Hills ?
Vous pouvez en apprendre les mécaniques : MagicPost apprend le style d'écriture d'un créateur (longueur, rythme, accroches, gestes signature) et vous aide à écrire dans cet esprit, avec votre propre voix.
The Top LinkedIn Creators to Study in 2026 (By the Data)
The top LinkedIn creators to study in 2026, by the data: 62 creators, 6 languages, 27 countries, 32,000 posts analyzed by MagicPost. Grouped by lesson.
Qui est Anthony Bourbon ? Le « J'ai la dalle » self-made de la French Tech, décrypté par la data (2026)
Qui est Anthony Bourbon ? MagicPost a analysé 308 de ses posts LinkedIn : thèmes, timing, gestes signature et l'empreinte d'écriture derrière sa croissance.
Qui est Chris Donnelly ? Le fondateur à huit chiffres qui a fait de LinkedIn un canal de distribution (2026)
Qui est Chris Donnelly ? MagicPost a analysé 808 de ses posts LinkedIn : sujets, timing, signatures et l'empreinte d'écriture derrière sa croissance.
Qui est Kevin Dufraisse ? Le solopreneur « De l'invisible à l'omniprésent », par la data (2026)
Qui est Kevin Dufraisse ? MagicPost a analysé 571 de ses posts LinkedIn : sujets, timing, mouvements signature et l'empreinte d'écriture derrière sa croissance.
Qui est Laurine Bemer ? La business coach qui vend avec ses blessures (2026)
Qui est Laurine Bemer ? MagicPost a analysé 591 de ses posts LinkedIn : thèmes, timing, gestes signature et l'empreinte d'écriture derrière sa croissance.
Qui est Ayesha Ameer ? La fondatrice en hijab qui a transformé son récit d'origine en franchise (2026)
Qui est Ayesha Ameer ? MagicPost a analysé 629 de ses posts LinkedIn : sujets, timing, mouvements signature et la signature d'écriture derrière sa croissance.
Qui est Gary Vaynerchuk ? Le marathonien adepte de la bienveillance, raconté par les données (2026)
Qui est Gary Vaynerchuk ? MagicPost a analysé 1 865 de ses posts LinkedIn : sujets, timing, signatures d'écriture et l'empreinte stylistique derrière sa croissance.
Qui est Hugo Gedio ? Le « Mario Bros de LinkedIn », expliqué par les données (2026)
Qui est Hugo Gedio ? MagicPost a analysé 1 062 de ses posts LinkedIn : sujets, timing, gestes signature et l'empreinte d'écriture derrière sa croissance.
Qui est Iryna Desmarchelier ? La critique de campagnes du LinkedIn français, expliquée par les données (2026)
Qui est Iryna Desmarchelier ? MagicPost a analysé 448 de ses posts LinkedIn : thèmes, créneaux, signatures d'écriture et l'empreinte stylistique derrière sa croissance.
Qui est Matt Gray ? Le fondateur des systèmes « calm company », expliqué par les données (2026)
Qui est Matt Gray ? MagicPost a analysé 758 de ses posts LinkedIn : thèmes, timing, signatures et l'empreinte d'écriture derrière sa croissance.












